LES EDITOS DE Vivre à Chanaz
il
s'est passé quelque chose à Chanaz...
A la
suite de la démission de quatre conseillers municipaux vous avez
été nombreux à souhaiter la création d'une
liste alternative lors de l'élection des 12 et 19 octobre. Les
candidats de cette liste ont recueilli entre 69 et 99 voix au premier
tour, et le second tour a vu l'élection de Louis
Buet qui a rassemblé sur son nom 122 suffrages.
C'est
cette élection qui a favorisé la rencontre
spontanée d'une quinzaine de personnes venues d'horizons
très divers et qui, pour la plupart d'entre elles, se
rencontraient pour la première fois. Quelles étaient
leurs motivations ? Essentiellement la volonté de ne pas laisser
retomber la réflexion, les discussions, les interrogations que
cette élection avait suscitées. Il fallait que les
idées qui avaient vu le jour (vos idées, vos
propositions, vos questions) puissent continuer à vivre et
à circuler. Il fallait que la demande d'information qui
s'était exprimée trouve enfin une réponse.
C'est
autour de ces questions que le groupe a commencé à
s'organiser et c'est ainsi qu'ont été entreprises
rapidement des actions telles que présence
régulière aux réunions du conseil municipal et
surtout propositions écrites à la suite de la
réunion publique du 3 décembre organisée par la
municipalité sur le projet d'urbanisme (vous trouverez
l'intégralité de nos propositions à
l'intérieur du bulletin).
C'est de
ce désir d'être à l'écoute, d'informer, de
proposer, de porter les problèmes exprimés par la
population qu'est née naturellement l'association Vivre
à Chanaz, telle qu'un certain nombre d'entre vous l'avait
souhaitée.
Nous
avons tenu à vous présenter avant les vacances le
deuxième numéro de Vivre à Chanaz.
Les adhésions spontanées qui
ont suivi la parution du premier numéro, accompagnées
souvent d'un mot d'encouragement et d'un chèque de soutien, nous
ont clairement indiqué que nous avions eu raison de mobiliser
notre énergie pour entamer ce débat public avec
l'ensemble d'entre vous.
"L'information
est l'une des bases de la démocratie. Notamment par
l'intermédiaire de son bulletin, l'association s'engage à
mettre à la disposition des habitants toutes les informations
nécessaires à un juste débat sur l'avenir de la
commune."
Voilà, telle qu'on pouvait la lire dans
notre numéro 1, la principale mission que s'était
fixée l'association. C'est en nous inspirant de
ce principe que nous avons conçu ce second bulletin,
consacré à la fiscalité communale.
Nous
avons bien conscience que le sujet retenu est délicat car plus
que tout autre il peut prêter à la polémique ou
à la démagogie. Chacun pourra juger que nous n'avons
recherché ni l'une ni l'autre dans la présentation de ce
dossier. Notre but est bien plutôt d'apporter des
éléments d'analyse et de comparaison, d'éclaircir
ce qui nous semble ambigu, de rectifier au besoin ce qui nous parait
erroné, et, au-delà, de tenter de comprendre ce qui se
cache derrière les chiffres.
Ce
travail nous a paru nécessaire, d'une part parce qu'il semble
correspondre à une attente profonde de nombre d'entre vous,
d'autre part parce que nous sommes convaincus que les choix
budgétaires et fiscaux sont le reflet des choix faits par la
commune. Il est de notre devoir de citoyens d'exiger la clarté
des uns et de s'interroger sur le bien-fondé des autres.
Ceci
nous amènera à positionner Chanaz par rapport aux autres
communes de Chautagne. C'est ce que nous tenterons, entre autre, de
développer dans nos prochains numéros.
A
propos
de démocratie communale...
C’était
en octobre 97. Louis Buet venait
d’être élu au conseil municipal et quelques habitants se
réunissaient spontanément autour de lui : l'idée de l’association
Vivre à Chanaz
était née.
Un an
plus tard, celle-ci n'a pas à rougir du travail qui a
été fait. D'autant, il faut bien le dire, qu’on ne nous a
pas facilité les choses. Alors que nous avons toujours eu comme
ligne de conduite de respecter strictement les règles du
débat démocratique normal au sein d’une commune, nous
avons constaté que ce respect n’était pas
réciproque, et que notre démarche n'était pas la
bienvenue. Il semblerait que, vues de la mairie, les initiatives
citoyennes ne puissent être tolérées que si elles
confortent les projets du maire. Nous prétendons le contraire :
Chanaz n'appartient à personne.
Chacun peut juger sur pièces : les
positions de l'association, ses analyses, ses questions sont
portées régulièrement à la connaissance des
habitants. En revanche, à travers les canaux d’information
municipaux, il est difficile d’avoir connaissance des prises de
position de Louis Buet au conseil municipal et de sa participation aux
débats. Qui sait, par exemple, qu'un article qu'il devait
publier dans les Echos de Chanaz (“pourquoi je n’ai pas voté le
budget”) a été purement et simplement censuré par
la mairie ? A titre de comparaison, précisons que cela fait des
années que le président du Conseil
Général de la Savoie ouvre les colonnes de son bulletin
d’information aux différents courants minoritaires de son
assemblée...
Aussi, pour marquer ce premier anniversaire et
pour rendre à Louis Buet le droit d’expression qui lui est
contesté, avons-nous décidé de lui ouvrir nos
colonnes sous la forme d'un entretien que nous
publions page 3.
Mais
qu’on ne s’y trompe pas ! Vivre à Chanaz n'est pas (n’en
déplaise à certains de nos détracteurs) le
porte-voix de Louis Buet : nous sommes d'abord et surtout l'association
des habitants de Chanaz qui se sentent concernés par le devenir
de leur commune. Et au maire qui nous a invités
à nous occuper de nos affaires, nous répondons que,
jusqu'à preuve du contraire, les affaires de la commune sont
celles de tous
les habitants et donc aussi les nôtres, et que nous agissons,
non pas contre lui mais pour Chanaz.
Nous n’ignorons pas les difficultés
que
peuvent rencontrer les élus dans la gestion de leur commune (une
statistique récente de l’Association des maires de France
indique que près de la moitié des maires ne souhaitaient
pas se représenter en 2001), et on ne peut pas nous accuser,
jusqu’à présent, de nous être positionnés
comme d'éventuels "concurrents" électoraux. Nous
revendiquons seulement d'être considérés comme des
intervenants constructifs, crédibles et représentatifs.
La
démocratie accepte le débat et le débat accepte la
contradiction !!
Un peu
de sérénité...
ZPPAUP :
sigle étrange qui semble tenir à la fois de
l’éternuement et du vocabulaire polonais... Faut-il le redouter
? En quoi concerne-t-il notre commune ? C’est ce que nous tentons d’expliquer dans ce quatrième bulletin de Vivre
à Chanaz. Nous restons en cela fidèles à
l’objectif que nous nous étions fixé il y a un an
: vous informer sur tout ce qui peut concerner le débat
municipal et l’avenir de la commune. Telle était la
voie que nous nous étions fixée et que nous sommes
décidés à poursuivre.
Est-il nécessaire de préciser que ce ne
sont pas les quelques propos déplacés que chacun a pu
lire dans le “flash municipal spécial”
qui troublent notre détermination. Nous nous contenterons
simplement de relever quelques points :
è aucun des éléments publiés
dans nos précédents bulletins n’a été
démenti. Le seul chiffre sur lequel on nous reproche
explicitement de nous être trompés a été
relevé dans le numéro de juin des Echos de Chanaz...
Comprenne qui pourra !
è le montant de la
dette de la commune publié dans notre bulletin
précédent est confirmé (mais pourquoi le “flash
spécial” ne fait-il pas mention des 600 000 F empruntés
en
98 ?...). Un bon point tout de même, à notre connaissance,
c’est la première fois depuis 20 ans que ces chiffres sont
publiés par la mairie...
è la municipalité semble vouloir expliquer
notre position par de soi-disant “rancœurs de plus ou moins vieille
date”. Il est sans doute beaucoup plus facile de l’expliquer
ainsi qu’admettre qu’elle puisse être l’expression
responsable et collective de citoyens de Chanaz.
Pour le reste l’association répondra
directement au maire par courrier.
Qu’on
nous comprenne bien : notre but n’est pas d’élever un camp
contre un autre. Notre but est bien, conformément à nos statuts, d’informer, de réunir et de
proposer. Le soutien de nos adhérents lors de notre
première assemblée générale et le nombre
d’adhésions en constante augmentation (84 à ce jour) nous
incitent à poursuivre dans cette voie.
En toute
sérénité...
Il
s’est (encore) passé quelque chose à Chanaz...
Il s’est
passé quelque chose à Chanaz : c’est par cette phrase que
s’ouvrait le premier numéro de Vivre à Chanaz.
Pourquoi la reprendre aujourd’hui ? Parce que, comme beaucoup d’entre
vous l’ont sans doute remarqué, certaines choses semblent bouger
dans la commune. Aucun bouleversement radical bien sûr, mais
quelques signes qui laissent à penser que la voix de
l’association a sans doute été entendue. Quelques
exemples :
- Nous avons souligné plusieurs fois que la
commune souffrait d’un manque cruel d’information et de concertation :
des réunions avec la population viennent d’être
organisées dans tous les quartiers pour présenter, entre
autre, le plan d'investissement.
- Nous avons suggéré à plusieurs
reprises que les finances de la commune ne pouvaient supporter les
investissements prévus par le plan pluriannuel de cinq ans
présenté en juin 98 : il vient d’être
étalé sur dix ans. Nous avons affirmé
également que ce plan ne prenait pas suffisamment en compte
les besoins des habitants : il a apparemment
été infléchi dans cette direction (suppression de
la base nautique, mise en place de l’informatique à
l’école,...).
- Il avait été demandé
l’année dernière par l’intermédiaire de Louis Buet
que la municipalité verse une aide à
la cantine scolaire pour les élèves qui sont
au collège à Culoz et nous nous étions
heurtés à un refus catégorique. C’est pourtant
chose faite cette année.
Nous
pourrions
ajouter à cette liste quantité de petits signes plus ou
moins significatifs qui tendent à montrer qu’il se passe quelque
chose à Chanaz (par exemple, la parution régulière
d’un “flash municipal”, dont un consacré entièrement
à Vivre à Chanaz). Bien évidemment,
l’association s’en réjouit. D’abord parce que ces changements
vont dans la direction que nous souhaitons, ensuite parce que nous
voulons y voir une certaine reconnaissance des actions de l’association.
Contrairement
à ce qui a pu se dire ou s’écrire, l’association est bien
l'expression d’un
réel courant d’opinion qui déborde à
présent du cadre de l’association proprement dite. C’est ainsi,
en tout cas, que nous interprétons les 128 signatures
recueillies par la pétition que l’association a proposée
aux habitants de Chanaz. Cette pétition a été
l’occasion de rencontres fructueuses avec nombre d’entre vous
(même si pour des raisons de temps nous n’avons pas pu
rencontrer tout le monde).
C’est aussi au cours
de ces échanges
que l’on se rend compte qu’il se passe quelque chose à Chanaz...
Citoyenneté
Vivre
à Chanaz s'est toujours défini comme une "association
citoyenne". Ce n'est pas pour nous une expression vide de sens et
on peut dire que c'est elle qui a inspiré chacune de nos actions
et guidé chacun de nos écrits.
Elle signifie que le rôle principal de l'association est
de participer et d'inciter au débat sur la vie de la commune.
C’est pour cela que nous nous sommes fixés un devoir
d'information et, comme nous l'avons fait à plusieurs reprises
dans nos précédents bulletins, nous nous efforçons
de mettre à votre disposition des éléments
alimentant la réflexion et le débat. Nous avons
choisi aujourd'hui d’élargir le cadre communal et de nous
intéresser à une structure relativement méconnue :
le district de Chautagne.
Pourquoi ce choix ? D’abord parce que Chanaz
en
fait partie, ensuite parce que nous croyons, qu'à l'heure
où l’on parle d'internet et de mondialisation, il n'est pas
possible qu'une commune ignore ce que fait sa voisine. Nous pensons que
pour certaines opérations importantes, la mise en commun des
forces et des moyens va devenir plus que
jamais une nécessité. Nous nous sommes donc longuement
entretenus avec le président du district de Chautagne,
entretien que nous reproduisons en page 3.
Mais nous savons que si notre association a
un devoir d'information, elle a aussi, comme tous les citoyens, le
droit de s’exprimer sur toutes les affaires de la commune. Nous
estimons que nous avons toujours usé de ce droit dans les
limites du débat démocratique. Chacun d’ailleurs est juge
de nos écrits. Nous pensons que ceux qui voudraient nous faire
passer pour ce que nous ne sommes pas se discréditent aux yeux
de la population. Néanmoins, nous avons choisi de
faire, dans les colonnes de ce numéro, une mise au point
à la lettre que vous avez reçue au mois de juillet, et
qui mettait en cause l’association et tous ceux qui la soutiennent.
“Citoyen, citoyenne” ne sont pas seulement
deux
mots que l'on glisse au bas d'une lettre pour se donner un
air solennel. Ils sont pour nous l'expression de la démocratie.
Aussi ne les vidons pas de leur sens. Pour ce qui nous concerne,
fermement, nous continuons à nous appuyer sur les deux
fondements de notre association citoyenne : devoir d'informer et droit
de critiquer.
Devenez
acteurs...
Sans
tambour ni trompette, Vivre à Chanaz poursuit son petit
bonhomme de chemin.
Déjà deux ans d'existence et toujours fidèle
à sa mission première : informer, réunir,
échanger, proposer (est-il besoin de le répéter
?). Tout notre travail s'est situé dans ce cadre, depuis
nos interventions au sujet de la taxe de pollution sur l'eau ou
du développement de la commune jusqu'à nos entretiens
avec Louis Buet, Nathalie
Mezureux, Serge Simondin, et aujourd'hui Dominique Barudio, président de l'Office du
Tourisme de Chautagne.
Parce qu'elle est constituée d'hommes et
de femmes venant d'horizons très divers, parce qu'elle a
toujours eu la volonté de rester à l'écoute de la
population, parce qu'elle a su faire la preuve de son sérieux et
de sa crédibilité, parce qu'elle correspondait aussi,
sans aucun doute, à une attente des habitants, l'association a
rencontré un large écho, non seulement dans la commune
mais également au-delà.
Pour autant devons-nous nous contenter de ce
bilan, plutôt encourageant ? Nous pensons que non ! D'abord nous
continuons à croire aux vertus d'un débat le plus large
possible et les idées nouvelles sont
toujours les bienvenues, aussi et surtout nous ne voulons pas
nous résigner à être des spectateurs de
l'évolution de la commune. Nous devons tous jouer notre
rôle d'acteurs
dans la vie municipale : nous avons tous un avis (critique ou
approbateur) à donner, nous avons tous une opinion (positive ou
négative) à émettre.
Nous devons donc nous donner les moyens de nous
faire entendre. Cette revendication n'a rien de subversif : nous
croyons fermement, dans le cadre du débat démocratique
qui devrait toujours être la règle, que toutes les
critiques et toutes les opinions doivent pouvoir s'exprimer.
L'association peut en être le relais.
L'actualité de ces derniers mois nous a
donné de multiples occasions de constater que les associations
de citoyens pouvaient peser, même au niveau international, sur le
cours des choses. C'est dans ce cadre de
valorisation du mouvement associatif que s'inscrit l'action de Vivre
à Chanaz.
Pour
toutes ces raisons, nous pensons que l'association doit encore se
renforcer. Si vous souhaitez apporter votre
pierre à l'édifice, si vous pensez que votre opinion
vaut d'être confrontée à d'autres opinions, si vous
croyez comme nous que l'on avance en échangeant, si vous
êtes convaincus que l'on est mieux entendu quand on mêle sa
voix à celle des autres, alors vous avez toutes les raisons de
rejoindre Vivre à Chanaz.
Participons ensemble à la vie de la commune.
Nous ne pouvons qu'en sortir gagnants.
projets...
Pour
nous, le développement d’une commune ne peut s’envisager sans
tenir compte de ce qui se passe dans son environnement proche. Des
opérations menées dans des endroits et des secteurs
différents peuvent être complémentaires ou
opposées. Notre souci constant, depuis la création de
l’association, est de maîtriser le mieux possible ces
mécanismes : les projets d’une commune gagnent toujours à
être intégrés dans un ensemble de projets plus
vaste. C’est à nos
yeux la garantie d’une gestion plus efficace, et c’est pour cette
raison que nous rencontrons diverses personnalités qui
jouent un rôle important dans la
gestion et l’aménagement de notre territoire.
Le Projet Grand Lac nous a paru être
une bonne illustration de ces réflexions : les actions du plan
pluriannuel de développement de Chanaz étaient-elles
toutes cohérentes avec les orientations de ce projet plus large
? C’est ainsi que nous sommes allés interroger Michèle
Durbet, chargée de mission au Projet Grand Lac. Nous vous
proposons, page 3, le compte- rendu de cet
entretien suivi de nos commentaires.
Vivre
à Chanaz poursuit son travail
d’analyse et de réflexion pour mieux comprendre les
mécanismes qui sont en jeu
dans tout ce qui touche à la gestion de la commune,
pour informer et aider à se forger une opinion. Nous
ne pouvons que souhaiter trouver le même état d’esprit
chez tous ceux qui, dans les mois à venir, prendront part au
débat sur l’avenir de la commune.
La
critique c’est la vie...
Sommes-nous trop
critiques vis à vis de l'action de la
municipalité ? Voilà une question qui surprendra sans
doute
certains d’entre vous. Mais il semble que l'on veuille à
tout prix nous classer dans la catégorie de ceux "qui
ne sont bons qu'à critiquer" ou même de ceux "qui veulent
tout démolir".
Nous nous
sommes
toujours gardés de rejeter en bloc ce qui avait
été
fait par les municipalités précédentes. Nous
sommes
même de ceux qui pensent que certaines des actions entreprises
dans
les années 70 ont permis de donner à Chanaz un
élan
dont il avait grandement besoin, et aujourd'hui encore, nous
approuvons,
au moins dans leur principe, un nombre non négligeable de
projets.
Fallait-il pour autant chanter à longueur de colonnes les
louanges
de la municipalité ? Le Flash Municipal s'acquitte
déjà
très bien de cette tâche. Avouons–le tout net : il existe
à Chanaz des choses qui fonctionnent bien mais une
célèbre
formule journalistique dit qu'un “ train qui arrive à l'heure ne
fait pas une information”. Pour reprendre cette image, disons que nous
avons choisi de nous intéresser aux trains qui, à Chanaz,
arrivent en retard… Il n'y a là aucun parti pris ni aucun
acharnement
: nous avons voulu mettre l'accent sur ce qui, à nos yeux,
posait
problème, sur les choix qui méritaient un débat.
Car
là est bien le centre de notre action, nous voulons que
s'instaure à Chanaz le débat public qui, à notre
avis, n'existe plus depuis longtemps. Aussi ne pouvons-nous admettre
que tout avis différent soit systématiquement
dénigré comme une action de
destruction.
Ne sommes-nous
capables que de critiquer ?
Evidemment non, mais nous
ne sommes qu'une association d'habitants et nous n'avons aucun pouvoir
de décision. Ce rôle est celui du conseil municipal, comme
le rappelait d'ailleurs le Flash Municipal de
juillet 2000 : "Nous sommes titulaires d'un mandat et d'un pouvoir
confiés par la population". Si nous ne contestons en
aucune manière cet état de fait, nous ne renonçons
pas pour autant à faire entendre notre point de vue.
Sommes-nous donc
condamnés à rester
dans cette sorte d'opposition verbale à l'efficacité
limitée ? Après un long débat à
l'intérieur de l'association, cette question a finalement
été tranchée par celles et ceux d'entre nous qui
ont choisi de se lancer dans la campagne
pour les municipales. Ce sera donc à eux de faire
connaître les propositions concrètes à mettre en
œuvre pour que des options
et des méthodes nouvelles voient le jour, que des femmes
et des hommes nouveaux fassent entendre leurs voix.
Rentrée…
Vivre
à Chanaz aura, dans quelques mois,
quatre ans d’une existence bien remplie. Tous les contacts que nous
avons eus, sur le canton ou ailleurs, confirment que notre association
est désormais bien installée dans le
paysage local. Chacun reconnaît la place qu'elle a prise dans le
débat communal, que ce soit pour le regretter ou pour
l'approuver. Nous sommes attachés à la participation des
habitants et nous restons à l’écoute de ceux qui
souhaitent prendre part au débat sur le devenir de notre
commune. Pour chacun, nous voulons être une oreille et une voix.
Les adhérents de Vivre à Chanaz
qui se sont réunis le 23 juin ont été unanimement
d'accord sur ce constat et ils ont vivement souhaité que
l'association poursuive l'action entreprise :
Informer
Pas plus qu'hier nous ne tenons à jouer le
rôle d'opposants
systématiques : les valeurs qui ont fondé l'association
n'ont pas changé. C'est à travers elles que nous
continuerons à examiner les projets en cours ou à
venir dans la commune. Nous poursuivrons donc notre recherche
d'informations (en particulier sur les dossiers débattus au
conseil) et, notamment par l'intermédiaire de notre
bulletin, nous ferons connaître nos positions.
Agir
La campagne municipale a été
l'occasion d'un débat qui a permis l'expression d'idées contradictoires et de propositions nouvelles. Nous
avons trouvé tout à fait normal de laisser à la
nouvelle
équipe le temps de s'installer. Nous n'en sommes pas
moins décidés à continuer à nous exprimer
(et au besoin agir) sur ses actions. Comme nous l'avons
développé dans nos bulletins précédents,
nous restons attachés à des projets qui
restent dans la mesure des possibilités de financement
de notre commune et qui s'intègrent dans une cohérence
intercommunale (salle des fêtes, maison de l'artisanat,
...).
Plus généralement, nous
espérons que la nouvelle équipe prendra enfin
prioritairement en compte les attentes de la population.
La
détermination des adhérents de Vivre à Chanaz
est intacte : nous
ne recherchons aucun affrontement mais nous croyons à certaines
valeurs
et nous sommes toujours ouverts à la discussion. Si nous sommes
"tous
des Chanaziens" (comme l'écrit le maire dans son bulletin du
mois
de juillet), nous restons convaincus que la diversité des
idées fait la richesse des débats. C'est la base de toute
démocratie.
L'été
s'est envolé
L'automne nous apporte ses feuilles d'impôts.
31,4%
C'est ce taux
de la part communale de l'impôt foncier bâti qui permet
à Chanaz de caracoler en
tête de la Chautagne, loin devant les autres communes, et de se
maintenir fièrement dans le peloton de tête du
département.
Aussi, lorsqu’on lit, dans la “presse” municipale la satisfaction du
maire d’avoir maintenu le
niveau d’impôt de 2002 sans augmentation, on reste perplexe : un
peu comme si une personne atteinte d’obésité se
glorifiait, pour son régime, de ne pas manger plus qu’avant...
Il n’est pas moins étonnant de voir ce même maire fustiger
les augmentations fiscales opérées par la
Communauté de communes : un peu comme si un obèse se
scandalisait de voir une personne maigre prendre quelques kilos…
Pour ce qui nous concerne, à Vivre
à Chanaz, il n’est pas question
de remettre en
cause le bien fondé de l’impôt, mais bien plutôt de
nous interroger sur son utilisation. Le maire de Chanaz ne perd pas une
occasion de clamer haut et fort tout le bien que le
Préfet de Savoie ou le Président du conseil
général pensent du développement touristique de
notre commune.
Une question vient alors immédiatement à l'esprit
: si le tourisme rapporte autant qu'on le dit à toutes les
pages des bulletins municipaux, pourquoi les habitants de Chanaz n'en
voient-ils pas apparaître le moindre bénéfice sur
leur feuille d'impôts ? Cet argent sert sans doute à
améliorer le réseau d'assainissement, à
entretenir le réseau d'eau, à aménager les
hameaux, à moderniser l'éclairage public mais les autres
communes ne le font-elles pas ? De quoi bénéficions-nous
donc, nous, habitants de Chanaz, commune riche qui croule sous
les revenus du tourisme et les subventions de toutes sortes
? D'une base lacustre ? D'un soi-disant pôle économique
?
L'argent du tourisme ne sert-il pas d'abord à créer
d'autres équipements touristiques totalement
disproportionnés par rapport à la taille de notre commune
et qui un jour, peut-être, rapporteront de l'argent que l'on
investira dans de nouveaux équipements touristiques, etc.,
En plus de l'absurdité économique d'un tel
système, il est évident qu'une telle conception du
développement n'a strictement rien à voir avec le
développement durable. Il s'agit en vérité d'une
imposture dont on peut se demander comment elle pourrait obtenir le
soutien des autorités administratives ou politiques.
Chacun comprendra qu'il ne s'agit pas de demander
le départ des touristes de Chanaz mais de poser simplement
la question des retombées de l'argent du tourisme sur nos
conditions de vie. Cette question nous paraît légitime :
si le Préfet de Savoie et le
Président du Conseil Général pensent que Chanaz est sur la bonne voie de développement
touristique, qu'en pensent les habitants, premiers concernés ?
Vivre
à Chanaz est une association citoyenne connue de tous les
habitants de la commune depuis plusieurs années : elle n'a plus
besoin d'être présentée. Pourtant, il ne nous a pas
semblé inutile, pour les nouveaux habitants en particulier, de
retracer rapidement son historique et de réaffirmer les
principes qui guident nos actions.
Depuis 1998, nous sommes intervenus, avec la participation de
nombreux habitants, dans des domaines très divers. Chacun pourra
en prendre connaissance dans ce bulletin et mesurer combien nous avons,
à notre niveau, participé à la réflexion
sur
le devenir de notre village.
Nous souhaitons rappeler également combien nous sommes
attachés au droit d'expression car c'est le droit fondamental de
toute démocratie. Si nous sommes d'accord pour affirmer que
chacun a la liberté d'exprimer des opinions différentes,
nous n'admettons pas que ce droit nous soit systématiquement
contesté par la municipalité. La "réponse" de
trois élus à la contribution d'habitants de Chanaz
s'exprimant dans le cadre légal de l'enquête publique sur
les modifications du P.O.S. en est la dernière illustration.
Nous
avons des opinions, des idées et nous tenons à les
exprimer. Nous croyons aux vertus de l'échange et du
débat. Nous sommes de farouches défenseurs de la
démocratie participative. Le débat contradictoire permet
d'enrichir la réflexion des uns et
des autres, et ceux qui le refusent ont forcément tort.
Nous sommes prêts, pour notre part, à accueillir tous ceux
qui partagent ces valeurs et qui s'intéressent au
développement et à l'avenir du village, dans le respect
des points de vue de chacun.
Du P.O.S. au P.L.U...
Le samedi 16 avril, Vivre
à Chanaz a
tenu au sarto de la Maison de Boigne son assemblée
générale annuelle, la septième depuis sa
création en février 1998.
Parmi les nombreux sujets
abordés au cours de la discussion, une place importante a
été occupée par la modification du P.O.S.
engagée par la municipalité en vue de la création,
notamment, d’une base lacustre.
Quelques précisions :
Rappelons que le Plan
d'Occupation des Sols (P.O.S.) est un document d'urbanisme qui organise
et planifie l'utilisation des sols de la commune (parties
constructibles, zones protégées, zones agricoles, …). Il
fixe la réglementation qui s'applique à ces
différents zonages. Ce document est établi pour une
durée de dix ans en moyenne.
Il peut être, soit MODIFIÉ (adaptations mineures), soit RÉVISÉ (modifications importantes portant
sur les zonages, les projets ou la réglementation,…).
Aujourd'hui toute
révision du P.O.S. nécessite, selon
la loi, d'établir un Plan Local d'Urbanisme (P.L.U.). Le
législateur a souhaité notamment renforcer la prise en
compte des questions
d'urbanisme lors de la modification d'un P.O.S.
Bref rappels des faits :
Au mois d'octobre 2004, la
municipalité de Chanaz décide d'ouvrir dans la plus
grande discrétion (voir nos écrits
antérieurs) une
enquête publique pour modifier le Plan d'Occupation des Sols de
la commune. Il devait donc s'agir de modifications mineures.
Comme plusieurs autres
habitants de Chanaz, les adhérents de notre association ont
formulé de nombreuses remarques au registre de l'enquête.
Ce document, que nous avons porté
à la connaissance de la population, mettait en évidence
que l'importance des modifications impliquait une RÉVISION DU P.O.S. (et non une simple modification) et
donc, en se conformant à la loi, l'élaboration d'un
P.L.U.
De plus, nous avions dit que
l'importance du projet de construction de la base lacustre impliquait,
à elle seule, la mise en œuvre d'un P.L.U. (voir conclusion de notre document déposé en
mairie lors de l'enquête).
Après la remise du
rapport du commissaire enquêteur, en janvier 2005, Vivre
à Chanaz a
décidé d'écrire au Préfet de Savoie pour
lui faire part de nos observations concernant cette enquête. Le
préfet nous a fait savoir par lettre que notre demande
était étudiée par les services de l'Etat et qu'il
nous tiendrait informés de l'évolution du dossier. Par
ailleurs, nous sommes en contact avec des personnes
qualifiées afin de déterminer les suites
(éventuellement judiciaires) à donner à
notre action pour que soient pris en compte les éléments
essentiels que nous avons mis en évidence au cours de
l'enquête
publique.
Lundi 11 avril 2005
Les lecteurs attentifs du
Dauphiné Libéré ont pu découvrir à
la page des annonces judiciaires et légales, l'annonce suivante :
Commentaires :
Il semblerait donc,
selon cette annonce, que la commune mette en œuvre
l'élaboration d'un P.L.U. Si tel était le cas, nous ne
pourrions que nous féliciter que notre demande
réitérée de nombreuses fois soit enfin prise en
compte : il est temps que le futur développement de Chanaz se
fasse conformément à la loi.
Par contre, nous
déplorons qu'une information d'une telle
importance pour les habitants de notre commune n'ait même pas
fait l'objet
d'une phrase dans le dernier bulletin d'informations municipales.
Serait-ce
un oubli ?… En tout cas, cela semble devenir une pratique habituelle
à Chanaz lorsque l'on touche aux questions du devenir de la
commune. Mais
sans doute cela nous vaudra-t-il une fois de plus une lettre de
dénigrements, comme cela a été le cas lors de nos
dernières remarques au sujet du P.O.S ?
Nous
considérons que cette façon d'agir dénote une
volonté de tenir les habitants à l'écart de
réflexions qui sont pourtant de toute première importance
pour eux. Pour notre part, très attachés à
l'évolution de notre commune, nous continuerons à suivre
ce dossier avec beaucoup d'attention et invitons tous ceux qui le
souhaitent à nous rencontrer pour échanger sur ces
questions.
Selon un
récent sondage, seuls 36 % des Français connaissent la
définition du terme "développement durable".
Si ce chiffre peut sembler surprenant, il traduit sans doute la
difficulté
à s'entendre sur ce qu'il faut mettre derrière ces deux
mots.
Rappelons
brièvement ce qui paraît être communément
admis : le développement durable cherche à produire les
biens nécessaires à l'homme sans trop porter atteinte au
milieu naturel et en préservant au maximum l'avenir. A niveau de
production équivalent, il faut moins de pollution, moins de
consommation d'énergie et de matières premières,
moins
d'atteinte à l'environnement. Le développement durable se
fonde
sur des principes éthiques qui accordent autant d'importance
à
la préservation de la qualité de vie qu'à la
croissance.
Il repose sur l'idée que le développement
économique ne peut plus être une fin en soi. Il n'est pas
un discours théorique, il s'agit de concret qui doit se traduire
en actes.
Au regard
de ces principes, peut-on raisonnablement affirmer que le
développement de la commune de Chanaz s'inscrit dans une
perspective de développement durable ?
Si quelques
efforts ont été faits il y a quelques
années (rappelons l'installation d'un chauffage bois à
l'école, la pose de panneaux solaires au camping, …), combien de
réalisations, de projets ignorent ou même contredisent la
philosophie même du
développement durable.
Quel adepte
convaincu du développement durable pourrait accepter
que l'on construise en plein centre du village, dans un milieu
préservé et à proximité de la station de
pompage d'eau potable, un port (même pompeusement habillé
en "base lacustre") ? Préservons-nous l'avenir en construisant
des habitations (même sur pilotis) dans une zone inondable
classée "à risques" ? Notre qualité de l'eau
va-t-elle y gagner ? La qualité de vie des habitants va-t-elle y
gagner ? Quels arguments, autres qu'un développement
économique à courte vue peut-on faire valoir face
à cette destruction de
notre milieu naturel ?
Le
développement durable devrait être pris en compte dans
toutes les actions de la commune. Par exemple, ne peut-on pas
considérer qu'un
fleurissement démesuré pose problème du point de
vue
du développement durable par le coût qu'il engendre ou la
consommation
d'eau qu'il impose ? Peut-on imaginer qu'une commune soucieuse de
développement
durable accepte des décharges sauvages accueillant les
déchets
les plus divers (gravats, bitume, béton,…) ? La création
d'une
supérette, même si le développement des commerces
de
proximité apparaît comme légitime, peut-elle
s'inscrire
dans une perspective de développement durable : ce projet au
coût
astronomique paraît malheureusement voué par avance
à
l'échec compte-tenu de l'insuffisance de la population.
Force est
de constater, qu'à Chanaz, pour ce qui concerne le
développement durable, beaucoup reste à faire pour passer
des écrits et des paroles aux actes.
Quoi de plus naturel pour une
commune que d'avoir des projets, et la municipalité de Chanaz
n'est pas avare dans ce domaine… Mais il faut une fois de plus rappeler
que ces réalisations ont un coût et que les subventions
qui aident à leur mise en œuvre ne tombent pas du ciel mais bien
de la poche des contribuables par l'intermédiaire des
impôts.
De plus, il est du
devoir d'une commune responsable d'intégrer,
au moment de leur réalisation, les coûts de fonctionnement
de ces équipements et les dépenses engendrées par
leur entretien et leur rénovation.
Or, il semble
qu'à Chanaz la tendance soit plutôt à
la fuite en avant dans la réalisation de projets de plus en plus
coûteux sans trop se préoccuper de leur devenir.
Quelques exemples :
>> Au cours de notre assemblée
générale de mai 2006, plusieurs participants avaient fait
part de leur exaspération devant l'état déplorable
du village. Ils pointaient, en particulier, le contraste qu’il y avait
entre l’effort fait pour mettre le chef-lieu en valeur
l’été et le peu de cas qui est fait des problèmes
que pose aux habitants le manque d’entretien du village. Avaient
été signalés entre autres :
-Les poubelles de
la commune le long du canal, qui servent de
"garde-manger" aux chiens et chats.
-Le remplacement
tardif des ampoules de l’éclairage public, qui
laisse certains quartiers dans le noir pendant plusieurs semaines.
-L’absence de
nettoyage des lampadaires.
-L'absence
d'entretien de certains chemins et la saleté de
certaines rues et allées.
-La puanteur de la
station d'épuration.
>> Le courrier d'une ancienne habitante de
Chanaz au Dauphiné Libéré (que nous publions en
dernière page) montre bien l'absence de prise en compte de la
qualité de vie des habitants du centre du village.
>> Mais il semblerait que ce
mécontentement gagne aussi les utilisateurs des
équipements touristiques de la commune : plaintes des
propriétaires de bateaux devant l'état du port, grogne
des campeurs qui ont, cet été, envoyé une
pétition au préfet de Savoie. Nous joignons cette
pétition au bulletin car elle illustre mieux que beaucoup de
discours ce que deviennent à Chanaz ces projets qui, comme la
base lacustre, ont peut-être été qualifiés
en leur temps "d’exemple remarquable de projet innovant".
N'est-il pas temps
d'arrêter cette fuite en avant où un
projet chasse l'autre sans se préoccuper de la gestion et de
l'entretien des équipements existants ? Ne faudrait-il pas
établir un véritable bilan financier des
équipements mis en place par la commune ? Ne faudrait-il pas
orienter désormais l'argent public en priorité vers des
équipements satisfaisant les besoins de la population ? Ne
serait-il pas temps, enfin, de consulter véritablement les
habitants sur ce qu'ils désirent ? Car nous restons convaincus
que, contrairement à ce qu'affirme le maire de Chanaz, une autre
politique est possible pour notre commune.
Mais il est vrai
que les représentants de l'état semblent
trouver un certain mérite à la politique actuelle de
notre maire...
Base lacustre de Chanaz : soyez tranquille, tout baigne
!
Le jeudi 29 novembre, se tenait à la Maison de
Boigne la première réunion publique sur le projet de base lacustre. Les
quelques habitants présents ont entendus pendant deux heures les
"techniciens" vanter les mérites de ce projet, en
écartant par avance tout ce qui aurait pu aller à
l'encontre de la réalisation d'un port à cet endroit du
village.
Passe encore que
les architectes et autres urbanistes trouvent particulièrement
réussi ce qu'ils cherchent à nous vendre, mais que penser
de la représentante d'un bureau d'études sur
l'environnement qui affirme tranquillement "C'est vrai que le projet va
entraîner la suppression de 8 000 m² d'arbres mais il faut
tenir compte du fait que tout a été fait pour que la
réalisation s'intègre parfaitement dans le paysage."
Quel paysage ? Celui qui restera quand on aura détruit 8 000
m² d'arbres ? Ou bien faut-il comprendre que ces arbres
(peut-être centenaires) n'étaient pas
intégrés dans le paysage ? Ce qui rend
particulièrement savoureux les propos du maire dans son dernier
bulletin municipal : "Notre
stratégie repose sur la valorisation permanente du patrimoine de
notre commune (…)".
Que faut-il penser lorsqu'aucun de ces "techniciens" n'a
été capable de répondre à un habitant qui
s'inquiétait d'un possible envahissement de cette eau stagnante
par les algues : "C'est possible
mais ce n'est pas certain ; aucune étude ne permet de l'affirmer
, il faudra attendre un an pour voir."
Par contre, la même représentante du bureau d'étude
sur l'environnement est tout à fait catégorique : il n'y
a aucune inquiétude à avoir pour la qualité de
l'eau de la station de pompage de la commune qui se trouve à la
limite de cet étang. On a véritablement du mal à
imaginer que cette eau stagnante, surchauffée
l'été, un jour peut-être polluée et envahie
par les algues, va miraculeusement s'arrêter à la limite
du périmètre de pompage. Et on ne peut s'empêcher
de penser qu'en 1986, des bureaux d'études tout aussi
sérieux que celui-là nous affirmaient que le nuage de
Tchernobyl s'était arrêté à la
frontière et n'avait pas pénétré dans le
pays. Vingt ans après, on sait ce qu'il en était. Mais
dans vingt ans, lorsque l'eau de Chanaz sera peut-être
polluée par cette mare, où sera-t-elle la
représentante du bureau d'études sur l'environnement ?
Nos "techniciens" ont tout de même été
jusqu'à imaginer, pour limiter la prolifération des
algues, de pomper l'eau de la nappe pour refroidir l'eau du port. A
l'heure où nombre d'organismes lancent des appels à une
meilleure gestion de l'eau, voila sans doute ce que notre maire appelle
du "développement durable" !
C'est malgré tout à la fin de la réunion qu'a
été révélée la raison
première de toute cette mascarade juridico-administrative. Les
lecteurs attentifs du bulletin de notre association n'en seront pas
surpris puisque nous écrivions en décembre 2004 : "Pour avoir les mains libres dans la
réalisation de son projet, et éventuellement passer outre
l'opposition des propriétaires des terrains concernés, le
maire de Chanaz tente de modifier la réglementation du P.O.S. en
vigueur en faisant tout simplement classer sa base lacustre dans les
"installations d'intérêt général". Il en
profite pour classer dans la même catégorie toutes les
"installations ou constructions nécessaires à la pratique
des activités nautiques ou de loisirs liées à la
présence du canal de Savières". Ce qui permettra, par
exemple, au maire de Chanaz (actuel ou un de ses successeurs)
d'exproprier tous les propriétaires de terrains situés le
long du canal de Savières, qui pourraient s'opposer à une
quelconque réalisation."
C'est exactement ce qu'a confirmé (un peu naïvement
peut-être ...) la représentante du bureau d'études
sur l'environnement : "Oui, la
déclaration d'intérêt général et
l'enquête d'utilité publique avaient bien pour but de
pouvoir exproprier les propriétaires."
Ainsi, à Chanaz, en 2006, il faut accepter de céder ses
terrains pour que le maire puisse construire une base lacustre !! Il ne
s'agit pas d'une école ou d'un hôpital mais d'une base
lacustre, un équipement à vocation commerciale et
touristique !! Les terrains que possèdent les habitants font
partie de leur patrimoine et il faudrait s'en séparer pour que
quelques touristes puissent stationner leur bateau sous leur habitation
? Il faut d'ailleurs remarquer qu'il n'a jamais été
question des habitants durant cette réunion. Par contre, il a
bien été souligné que les travaux auraient lieu
durant l'hiver pour ne pas gêner les touristes. Et on ose
soutenir qu'il s'agit d'un projet d'utilité publique !! Quelle
utilité publique ???
Il faut noter qu'à aucun moment le maire de Chanaz n'a
prononcé le mot d'expropriation (voir encore ses écrits
sur le sujet dans le dernier bulletin municipal). Lui ne parle que de
négociations. Chacun jugera cette manière de
négocier avec les gens en brandissant en cachette le couteau
qu'on va leur planter dans le dos s'ils n'obtempèrent pas. Que,
dans ce contexte, un adjoint au maire se permettre de prendre à
partie publiquement un des propriétaires n'est pas admissible.
Les donneurs de leçon actuels sont-ils prêts à
céder à la commune une partie de leur patrimoine
pour une somme symbolique ?
En tout cas, les propriétaires riverains du canal savent ce qui
les attend. Et les autres ne perdent sans doute rien pour attendre, en
particulier les propriétaires des terrains concernés par
le lotissement des Combes puisque le maire a dit qu'il n'irait pas
jusqu'à l'expropriation….
Vivre à Chanaz
s'exprimera de nouveau sur ce dossier qu'il continue de suivre avec une
particulière attention.
Base lacustre de
Chanaz : toute (?) l'histoire
Décembre
2006 : Nous avons porté à votre
connaissance le document remis par notre association au commissaire
chargé de l'enquête publique sur le projet de base
lacustre.
Janvier
2007 : Le commissaire enquêteur a remis son rapport au
préfet (un bulletin spécial de la mairie vous a
informé de ses conclusions).
Le commissaire a donné un
avis favorable à la poursuite
du projet mais à condition que la commune prenne en compte trois
réserves (voir page suivante). Ces trois réserves portent
essentiellement sur les atteintes et les risques liés à
la qualité de l'eau et à l'environnement que comporte ce
projet.
Il faut savoir que, pour que ce
projet reçoive un avis favorable
du Préfet, la commune doit s'engager à prendre en compte
ces réserves.
9
mars 2007 : Le conseil municipal de Chanaz a voté une
délibération portant sur la "levée des
réserves - poursuite de la procédure".
28
mars 2007 : Vivre à Chanaz attire l'attention du
préfet, par courrier, sur le fait que les réponses du
maire de Chanaz ne "lèvent" pas les réserves du
commissaire enquêteur et qu'en conséquence, il ne devrait
pas accorder un avis favorable à la poursuite de la
procédure.
5
avril 2007 : Le préfet prend un arrêté
favorable
au projet et à la mise en œuvre de l'expropriation des
propriétaires des terrains concernés.
18
avril 2007 : Vivre à Chanaz demande à la mairie de
Chanaz une photocopie du rapport de l'hydrogéologue
établi le 15 octobre 2003, rapport que nous avions
consulté au cours de l'enquête publique.
Et là, stupéfaction !!
Le rapport de
l'hydrogéologue a été modifié !!!
Aucun doute n'est permis puisque le
rapport que nous avions
consulté figure dans le
compte-rendu
du commissaire
enquêteur.
Quand a eu lieu la falsification
? C'est ce que nous avons
immédiatement demandé au Préfet.
A ce jour nous attendons la
réponse.
Base lacustre de
Chanaz : questions et mises au point
Dans son dernier bulletin
municipal, le
maire de Chanaz a choisi le ton de la polémique, de
l'insinuation malveillante, de la mise en cause violente et agressive,
tout en prenant soin de préciser que la population de Chanaz
était fatiguée des polémiques...
Mais nous retiendrons seulement qu'il n'a été
répondu à aucune des questions que nous posions dans
notre dernier bulletin. Nous les reposons donc à nouveau, en y
ajoutant quelques mises au point.
Sur
l'enquête publique
L'enquête publique sur le projet de base lacustre s'est
déroulée en décembre 2006. Conformément
à la loi, Vivre à Chanaz
comme d'autres (particuliers ou
associations), a fait part de ses remarques au commissaire
chargé de l'enquête. Ces remarques sont publiques, chacun
peut les consulter. Nous avons donc choisi de faire connaître les
nôtres à tous les habitants de la commune.
La loi invite les citoyens à exprimer leur opinion au cours des
enquêtes publiques et il ne semble pas sain pour la
démocratie que le maire de la commune prenne à partie
ceux qui usent de ce droit sous prétexte que les remarques
faites ne lui conviennent pas.
Concernant le rapport de l'hydrogéologue, le maire de Chanaz
écrit : "Malgré son usage interne ce rapport a
été communiqué à tout demandeur. J'avais en
effet indiqué à mon secrétariat, et ce dans un
souci de transparence, de transmettre au public tous les
éléments relatifs au projet (…)".
Vivre à Chanaz est
allé étudier en mairie le
dossier de l'enquête publique. Toutes les copies des documents
nous ont été refusées au prétexte qu'ils ne
devaient pas sortir de la mairie avant la fin de l'enquête.
Les premières conclusions du rapport de l'hydrogéologue
que nous possédons figurent dans le rapport du commissaire
enquêteur, ce qui suffit à démontrer qu'il s'agit
d'un document qui figurait dans le dossier de l'enquête publique.
Il porte de plus le tampon de la mairie de Chanaz et il est daté
du 15 octobre 2003. Nous avons obtenu copie de ce document à la
fin de l'enquête.
Le 18 avril 2007, Vivre à
Chanaz est allé demander
à la mairie une photocopie de ce rapport. Il nous a
été fourni un document portant la même date et la
même signature que le précédent mais dont une
partie des conclusions étaient différentes. On nous a
alors confirmé qu'il "n'y avait pas d'autre rapport de
l'hydrogéologue que celui-là et que des modifications
avaient été faites verbalement.".
Dans ces conditions, il semble naturel de conclure qu'au moins un de
ces deux documents est faux et on peut même se demander où
est passé le premier rapport de l'hydrogéologue (sur
lequel le commissaire a travaillé) puisqu'il ne figure plus dans
le dossier de l'enquête publique.
Dans un courrier qu'il nous a adressé le 29 mai 2007, le
Préfet fait état d'une "version corrigée et
définitive, écrite par monsieur Jean-Paul RAMPNOUX le 19
décembre 2003." Pourquoi ne nous a–t-on pas fourni copie de ce
rapport le 18 avril 2007 ? Pourquoi nous a-t-on affirmé qu'il
n'y avait pas d'autre rapport que celui que l'on nous a remis le 18
avril ? Quelle est la bonne version entre les documents fournis par la
mairie et celui évoqué par le Préfet ?
Nous serons amenés, si besoin était, à faire
témoigner les personnes concernées.
Concernant les risques que le projet fait courir à
l'environnement, nous avons remis au commissaire enquêteur des
remarques argumentées (avec lesquelles on peut ne pas être
d'accord mais que le commissaire a tout de même en partie
reprises à son compte). Le maire met en doute nos
compétences (c'est son droit). Rappelons cependant ce que nous
avons déjà écrit : "en 1986, des bureaux
d'études nous affirmaient que le nuage de Tchernobyl
s'était arrêté à la frontière et
n'avait pas pénétré dans le pays. Vingt ans
après, on sait ce qu'il en était." Ajoutons que la
FRAPNA-Savoie, (dont les compétences en la matière ne
peuvent être mises en doute) avait été
sollicitée par le Préfet en octobre 2005, et avait rendu
un avis défavorable au projet de base lacustre principalement
à cause des risques environnementaux.
Rappelons qu'une enquête publique est ouverte à tous les
citoyens. Tous ne sont pas compétents dans tous les domaines.
Pour autant, on sollicite légalement leur avis et chaque avis
est étudié. C'est la démocratie, à Chanaz
comme ailleurs.
S'il était besoin de démontrer que les techniciens n'ont
pas toujours raison, rappelons que la Déclaration
d'Utilité Publique du projet de port de Portout vient
d'être annulée par le tribunal administratif. Ce projet
avait pourtant reçu, lui aussi, l'avis favorable de "cabinets
privés ou publics composés d'ingénieurs,
d'hydrogéologues, d'urbanistes,…" .
Rappelons également que d'autres associations de protection de
l'environnement (ACCLAME et la FRAPNA-Savoie) ont
déposé un recours auprès du Préfet. On peut
penser que ça fait beaucoup pour une "commune pilote en
matière environnementale". Et ne parlons pas de la longue liste
des atteintes à l'environnement qui s'accumulent sur le
territoire de la commune au fil des années.
Le choix d'un développement basé sur le tourisme à
Chanaz date du début des années 80. Il a peut-être
permis d'enrayer l'exode rural mais, autour de nous, beaucoup
d'exemples montrent que les communes qui n'ont pas fait ce choix ont
également réussi à renforcer leur population. Le
débat sur les retombées économiques de
l'activité touristique nécessiterait donc de plus longs
développements. Rappelons cependant que ces retombées
n'empêchent pas la commune de figurer depuis longtemps dans le
peloton de tête des communes de Savoie pour les impôts
fonciers. Pourquoi l'activité économique ne sert-elle pas
à réduire cette charge fiscale (comme cela se pratique
dans d'autres communes) ? Voilà qui serait un vrai service rendu
aux habitants.
Le maire a déclaré en réunion publique que la base
lacustre atteindrait sa rentabilité au mieux dans une quinzaine
d'années. Pendant ce temps, qui va payer ?
Nous avons déjà écrit que nous sommes favorables
à la création d'hébergements touristiques mais
nous continuons d'affirmer qu'ils ne nécessitaient pas la
création d'un port et qu'ils pouvaient se situer ailleurs qu'en
zone inondable. Chacun sait que l'auberge de Portout est à
vendre depuis plusieurs années. Un projet d'hébergement
touristique aurait certainement pu être étudié
à cet endroit. Quand l'auberge sera vendue il sera trop tard, ce
qui sera une belle occasion manquée pour le développement
touristique de la commune.
Vivre à Chanaz est une
association qui existe depuis 1998.
Chaque année, depuis cette date, elle réunit son
assemblée générale qui vote le rapport
d'activité de l'année précédente et
décide des actions futures. Toutes les expressions publiques de
Vivre à Chanaz sont donc celles de ses adhérents et ne
peuvent être ramenées à l'un ou l'autre de ses
membres. Tout le reste n'est que diffamation, vaine polémique et
tentative puérile d'intimidation.
Le
développement durable à Chanaz
Début juillet, la mairie de Chanaz a distribué aux
habitants une plaquette illustrant les différentes actions
entreprises par la commune dans la cadre du développement
durable. Si certaines d'entres elles entrent sans conteste dans une
politique de défense de l'environnement on peut, par contre,
être beaucoup plus perplexe pour d'autres (empêcher les
bateaux de faire des vagues, mise en place d'un plan de circulation).
On peut aussi s'interroger sur les nombreuses actions de la commune qui
ignorent ou dégradent l'environnement : choisir d'installer un
port à la limite de la station de pompage de la commune
relève-t-il du développement durable ? Envisager de
pomper l'eau de la nappe phréatique pour refroidir l'eau du port
relève-t-il du développement durable ? Laisser
s'installer sur la commune des décharges contenant les
déchets les plus divers relève-t-il du
développement durable ? Laisser se dégrader par faute
d'entretien les installations existantes relève-t-il du
développement durable ?
Une véritable politique de développement durable ne peut
pas se réduire à une liste d'actions. C'est une "philosophie" (comme
l'écrivait le maire de Chanaz dans le Dauphiné
Libéré) qui doit guider TOUTES les actions sans se
réduire à des effets d'annonce.
Nous avons relevé, comme nombre
d'entre vous, quelques points de la plaquette :
Plaquette de la
mairie : "Une chaufferie bois permettant de chauffer l'école, la
cantine et 2 logements."
Remarques : La chaufferie bois
est un bon exemple de développement durable, mais elle est en
panne depuis plus d'un an par manque d'entretien. N'est-il pas
scandaleux de se réclamer du développement durable quand
on en arrive à une telle situation ?
Plaquette de la
mairie : "Le refus de construction d'une écluse à la base
de loisirs de gabarit Freyssinet 36 m afin de protéger les
berges du canal de Savière."
Remarques : Le maire de
Chanaz vient de se prononcer pour la construction d'écluses sur
le Rhône afin de développer les capacités de
navigation. A terme le projet est de permettre la navigation de
plaisance entre Lyon et Aix-les-Bains. Il y a contradiction entre
refuser la construction d'une écluse plus grande à Chanaz
et soutenir la construction d'écluses sur le Rhône. En
tout état de cause il y aura bien augmentation de la navigation
sur le canal à partir de l'écluse actuelle. Ce ne sont
pas d'ailleurs les bateaux de passagers (qui respectent la
réglementation) qui font le plus de vagues et dégradent
les berges. Ce sont les bateaux à moteurs des particuliers
qui font le plus de dégâts.
Plaquette de la
mairie : "Une nouvelle station d'épuration d'une capacité
de 470 équivalents habitants en 2007 portant nos
capacités épuratoires à 1 000 habitants horizon 20
ans."
Remarques : Combien
d’équivalents-habitants Chanaz compte-t-il, lorsque les nombreux
touristes dont se réclame la commune utilisent les toilettes
publiques, celles du camping, ou celles des bars et restaurants ?
Où les camping-cars, qui séjournent souvent, dans ou
à proximité du camping, déversent-ils leurs
effluents ? Il suffit de sentir l'odeur pestilentielle (demandez
aux habitants du Fenil !) que dégage la station actuelle
pour se rendre compte qu’il n’y aucun doute sur la mauvaise
qualité de son fonctionnement. Qu'en est-il alors de la
qualité de l'eau rejetée dans le canal ?
Plaquette de la
mairie : "La valorisation des boues de la station d'épuration
actuelle à des fins agricoles."
Remarques : L'épandage
des boues sur les terrains agricoles est interdit pour les agriculteurs
possédant un label "qualité". Beaucoup de scientifiques
sont, par ailleurs, très réservés sur
l'épandage des boues à cause des risques de pollution des
sols pour de très longues durées. Il semble donc
évident que cette "valorisation" ne relève pas du
développement durable.
Plaquette de la
mairie : "La mise en place d'un plan de circulation par neutralisation
des accès des visiteurs au chef-lieu".
Remarques : Tout d’abord posons
la question : concentrer en masse des gens, des voitures, des
cars, des bateaux à moteur dans un espace aussi restreint que
celui du chef-lieu procède-t-il du développement
durable ?
Ceci étant, l'accès au chef-lieu n'est toujours pas
neutralisé, puisque le sens interdit, prévu dans la rue
longeant le bief, n'a jamais été posé. La
barrière qui bloque l'accès à la place est en
panne depuis plusieurs mois. Est-il prévu de la réparer ?
Rappelons que, dans l'esprit du développement durable,
l'entretien des installations est primordial. Et que dire du respect
pour la qualité de vie des habitants du chef-lieu ? Rappelons
également que c'est dans cet esprit que nous proposons qu'un
certain nombre d'aménagements touristiques soient
implantés ailleurs qu'au chef-lieu (par exemple la base
lacustre).
Plaquette de la
mairie : "L'interdiction aux bateaux de faire des vagues dans le canal
de Savière".
Remarques : Il suffit de se
poster quelques minutes le long du canal pour s'apercevoir que cette
interdiction est loin d'être respectée. L'état des
berges se dégrade de jour en jour (de très nombreux
arbres ont déjà été abattus et un grand
nombre d'autres viennent d'être déclarés
dangereux). Un véritable esprit "développement durable"
ne consisterait-il pas à se donner les moyens de faire respecter
cette interdiction plutôt que de se contenter de poser des
panneaux dont très peu de plaisanciers tiennent compte ?
D'ailleurs, qui est habilité à faire respecter cette
interdiction ? Un véritable esprit "développement
durable" ne consisterait-il pas à favoriser le canotage non
motorisé et à limiter le développement des
très nombreux bateaux à moteurs qui circulent sur le
canal ?
Plaquette de la
mairie : "La mise en place d'un périmètre de protection
autour du captage d'eau potable, respecté aussi dans le cadre du
projet de base lacustre".
Remarques : Un
périmètre de protection autour d'un captage d'eau potable
n'a rien à voir avec le développement durable : il
est imposé par la loi dans toutes les communes de France. A
Chanaz, ce périmètre a d'ailleurs été
installé avec beaucoup de retard. Que ce périmètre
soit respecté par le projet de base lacustre est une obligation.
Cela ne relève pas d'une quelconque politique de
développement durable. Par contre, toutes les études
faites au cours du projet soulignent les risques que ce port fait
courir à la qualité de l'eau et demandent que de
sérieuses précautions soient prises (ces documents sont
consultables sur le site de Vivre
à Chanaz. ). Une véritable politique de
développement durable aurait été de choisir un
emplacement où ces risques auraient disparu.
Plaquette de la
mairie : "Le classement du projet de base lacustre "tout
énergies renouvelables" à l'inventaire des 300
pôles d'excellence rurale par le gouvernement".
Remarques : Afin de recevoir le
label "pôle d'excellence rurale", un projet local doit permettre
la mise en valeur des territoires ruraux dans quatre domaines
principaux :
> promotion des richesses naturelles,
culturelles, et touristiques
> valorisation et la gestion des ressources naturelles
dans une perspective environnementale
> offre de services et accueil de nouvelles
populations.
> productions industrielles et artisanales, services locaux, avec en
particulier l'utilisation de technologies innovantes (voir le site http://poles-excellence-rurale.diact.gouv.fr/).
On a du mal à imaginer que la base lacustre de Chanaz va
entraîner "une valorisation des ressources naturelles dans une
perspective environnementale" puisque là encore, toutes les
études du projet disent le contraire : aucune
amélioration n'a été notée, il n'y a que
des nuisances supplémentaires (destruction de la forêt,
déplacement et suppression de la faune, bruit et nuisances
visuelles, risque de pollution,…).
Plaquette de la
mairie : "La mise en souterrain des réseaux aériens
même dans les hameaux".
Remarques : La mise en
souterrain des réseaux n’a que peu de chose à voir avec
le développement durable. Il s’agit pour les opérateurs
d’électricité ou de télécommunications de
dissimuler les réseaux, apportant une sécurité
supplémentaire pour la maintenance et une esthétique
améliorée pour les habitants, rien de plus.
Par ailleurs, les habitants des hameaux apprécieront à sa
juste valeur ce "même" qui en dit long sur l'état d'esprit
du maire de Chanaz.
Plaquette de la
mairie : "Le classement au titre de natura 2000 du canal de
Savière, du Rhône et ses berges" .
Remarques : Le classement en
zone natura 2000 n'a pas à être contesté mais
rappelons que, au mépris de la réglementation, le projet
de base lacustre empiète sur cette zone.
Plaquette de la
mairie : "La mise en place du goutte à goutte automatique ou
manuel de l’arrosage des fleurs au chef lieu".
Remarques : Cette
profusion exagérée de fleurs dans le chef-lieu (au point
que certains habitants, aimant pourtant les fleurs, trouvent que c’est
"un peu trop") est-elle représentative du développement
durable et de la protection de l’environnement ? Dès lors
quel rapport entre l’arrosage, fût-il goutte à goutte et
un environnement protégé ?
On pourra noter pour finir que la plaquette n'aborde à aucun
moment le problème du camping qui, pour la deuxième
année consécutive, est dans une situation délicate
principalement à cause du manque d'entretien des installations.
34 m² de capteurs solaires ne peuvent suffire à faire
entrer une réalisation dans le développement durable.
Ne nous laissons pas abuser : dans le
domaine du développement durable il y a loin entre les
affirmations du maire et la réalité de ce qui est
réalisé.
La soit-disant éco-gestion de
la commune est d'abord, comme le prouve cette plaquette, une affaire de
communication, et surtout un moyen de faciliter l'obtention de
subventions en habillant de "vert" certains projets qui ne le sont pas.